AnalysesPanafricanisme

Thomas Sankara, le président qu'il fallait tuer

Quatre années au pouvoir. Vaccination massive, refus de la dette, égalité femmes-hommes, autonomie alimentaire. 15 octobre 1987, il tombe. La CIA et Paris regardent ailleurs.

Dark Ayiti10 décembre 20257 min de lecture
Thomas Sankara, le président qu'il fallait tuer

Thomas Sankara arrive au pouvoir en 1983 à 33 ans. Il rebaptise la Haute-Volta « Burkina Faso » — la patrie des hommes intègres.

Quatre ans qui ont dérangé un continent

Vaccination de 2,5 millions d'enfants en 15 jours. Interdiction de l'excision. Reboisement massif. Refus public de payer la dette au FMI. Le message circule vite. Trop vite.

« La dette est une reconquête savamment organisée de l'Afrique. »

Thomas Sankara, Addis-Abeba, juillet 1987

15 octobre 1987

Un commando abat Sankara et douze de ses camarades au Conseil de l'Entente à Ouagadougou. Blaise Compaoré prend le pouvoir. Il faudra attendre 2022 pour que la justice burkinabè le condamne enfin par contumace.